Le métier de pilote

 

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Il faut être patient avant de se présenter au concours de pilotage. Il faut avoir effectué 72 mois de navigation effective, avoir moins de 35 ans, satisfaire à une visite médicale où acuité visuelle et aptitude physique sont soigneusement contrôlées (voir page CONCOURS). Aujourd’hui, les pilotes du Havre sont tous Capitaine de 1ère classe de la navigation maritime.

Les pilotes sont forts d’une expérience acquise sur le terrain. Elle leur confère sang froid, adresse et jugement, qualités essentielles du bon manoeuvrier. Par ailleurs, ce métier exige de plus en plus un niveau de connaissances élevé, eu égard au développement spectaculaire des technologies et à leur application quotidienne à la navigation. Les pilotes modernes présentent en outre des qualités d’entrepreneurs ; ils gèrent leur station de pilotage en adéquation avec l’évolution actuelle pour offrir aux armateurs un service toujours plus performant.

Tout pilote reçu au concours doit effectuer une période de doublure. Il ne devient pilote tout tonnage qu’une fois terminé son stage de formation, dont la durée est de 6 ans au Havre. Pendant cette période, il pilote par paliers successifs des navires de plus en plus gros. Le passage de chaque stage est subordonné à une constatation d’aptitude faite par une commission composée de pilotes anciens.

Le pilote est, autant traditionnellement que légalement, le conseiller du capitaine. Le capitaine conserve cependant la maîtrise de son navire, ainsi que tout pouvoir de décision, tout le temps que dure l’opération de pilotage. En cas d’avarie, la responsabilité pénale du pilote est pleine et entière. Les articles L5341-11 à L5341-18 du code des transports encadrent sa responsabilité civile.

Extrait de l’ouvrage « Les pilotes maritimes Français – Cent ans de métier » de Marie Françoise Pochulu – Edition des falaises.